Augmentez la production globale de vos parcelles !

Les Défis Ruraux proposent, le lundi 11 mars, à Allouville-Bellefosse, une réunion d'information sur les intérêts de l'agroforesterie.

 

AU PROGRAMME

  • Définitions de l'agroforesterie
  • Décryptage de l'association arbre / culture
  • Résultats économiques, agronomiques, environnementaux et territoriaux.
  • Clés de la réussite
  • Exemple

Intervenant : Yann Pivain, chargé de missions agroforesterie du réseau des chambres

 

Téléchargez le programme de cette demi-journée ici

Vendredi 1er mars, venez découvrir tous les aspects du bois énergie :
de la haie à la chaudière·!

Au programme,

  • Démonstrations d’une nouvelle déchiqueteuse à grappin,
    d’un coupeur abatteur sur grue et d'une pince de fendage
    de grume (Matériels mis à disposition par :  CUMA Innov 61, Michel Lecoq de
    MFTP, Westtech et les établissements Blanchard TP)
  • Présentation des CUMA Innov 61 et Haies'nergie & Territoires.
    Intervenant : François Dupont (FD Cuma 76)
  • La gestion des haies sur l'exploitation.
    Intervenant : Bastien Langlois (Chambre d’agriculture 76)
  • Présentation de la plateforme de stockage EDEN
    Intervenant : Philippe Dilard (EARL des vieilles rues)
  • Présentation de la chaufferie bois de l’exploitation
    (chauffage logement et séchage luzerne - chaudière mobile, en conteneur)
    Intervenants : Damien Follain (chauffagiste) et Denis Hernandez (Défis Ruraux)
  • La filière bois énergie en Pays de Bray
    Intervenante : Julie Frère (SMAD Pays de Bray)

Téléchargez le programme ici

La BéthuneLe syndicat intercommunal du Bassin versant de la Béthune (SIBV de la Béthune) expérimente un partenariat avec une entreprise locale visant la valorisation du bois issu de l’entretien de la ripisylve (végétation des rives) et du rajeunissement des arbres têtards en bordure de la Béthune.

L’élaboration d’un programme pluriannuel de travaux rivière sur 5 ans a permis au SIBV de la Béthune de planifier des interventions d’entretien, d’aménagement et de restauration des berges de la Béthune amont (Gaillefontaine Neufchâtel-en-Bray). Déclarés d’intérêts généraux, ces travaux bénéficient de subventions publiques (80 %) et d’une participation supplémentaire du syndicat à hauteur de 10 % suivant la nature des travaux à mettre en place.

L'originalité du partenariat entre le SIBV de la Béthune et cette entreprise porte sur le déchiquetage du bois issu des travaux d’entretien (recépage, élagage, dédoublage, rajeunissement des têtards, abattage d’arbres morts, peupliers…

Pour des raisons pratiques d’organisation, les chantiers ont lieu, chaque année, par tronçons homogènes de l’amont vers l’aval. Les parcelles riveraines des cours d’eau appartenant à une même exploitation agricole peuvent varier de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres de longueur. Les opérations d’entretien consistent à réaliser sur chaque parcelle certaines interventions visant à améliorer « l’état général du cours d’eau » dans le but de lui redonner une fonctionnalité naturelle. Lors de certaines tranches de travaux de nettoyage (1 à 2 km de longueur), l’exploitant agricole se retrouve avec des volumes importants de bois (100 à 150 stères) difficilement valorisables en bois de chauffage pour l'autoconsommation ou la revente (aulne glutineux et saule blanc). C'est pour ces raisons que le SIBV de la Béthune fait appel à cette entreprise  pour déchiqueter le bois sur site afin de mieux le valoriser et de garantir aux propriétaires une petite plus-value.

Sur des gros volumes de bois, l’objectif est d’essayer de réaliser une opération blanche pour le propriétaire, c'est-à-dire d’arriver à couvrir le coût résiduel des travaux d’entretien déduction faite des subventions (20 % restants) avec la plus value apportée par la vente des plaquettes forestières.

De plus,  vu le nombre limité de chaudières à bois en fonctionnement dans la région (28 chaudières collectives et 60 chaudières individuelles), la vente de plaquettes forestières n’est pas toujours aisée pour les entreprises spécialisées dans le déchiquetage.

Le technicien rivière du SIBV de la Béthune intervient, quant à lui, sur la conception du programme de travaux, le suivi administratif et technique des chantiers comme le marquage des arbres à exploiter, à élaguer, à recéper ou à rajeunir en arbres têtards. En effet, il y a une nécessité de maintenir un filtre naturel entre la rivière et les parcelles riveraines des cours d'eau. Ce dernier peut assurer une protection supplémentaire des berges contre l'érosion naturelle du cours d’eau, la divagation ou le piétinement des bovins et de ce fait, il participe à la préservation de la biodiversité.

Contact : Anthony Mansouri (syndicat intercommunal du Bassin versant de la Béthune)

 

Copyright : SAMIGA 76 - Wikipédia

bois-énergie à la CriqueLa Crique vient de mettre en service une chaufferie collective 100% biomasse pour chauffer les bâtiments publics : école, mairie et foyer rural, soit une surface de 500 m². Ce projet associé à une rénovation thermique des bâtiments a été initié courant 2010. L'initiative a été accompagnée dans un premier temps par Biomasse Normandie puis les Défis ruraux sur la partie chauffage au bois et par le SMAD du Pays de Bray à travers un pré-diagnostic thermique et des préconisations pour améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments.

 

La commune disposant de 10 ha de forêt et d'un employé, bûcheron de formation, souhaitait valoriser localement le bois issu de ses parcelles. Cependant, une chaudière à bûche suppose une présence régulière du personnel pour le remplissage, y compris tôt le matin et le weekend. Il a été donc été décidé de compléter la chaudière centrale à bûche de 50 KW par une chaudière automatique aux granulés de bois de 50 kW pouvant assurer la relève de la chaudière bûche de façon automatique et couvrir l'ensemble des besoins des 3 bâtiments. Les chaudières consommeront 30 à 40 stères de bois et 5 tonnes de granulés, par an.

A terme, la salle polyvalente située de l'autre coté de la rue pourra être raccordée si son taux d'utilisation le justifie.

L'ensemble de l'investissement se chiffre à 51 800 € financés à hauteur de 55 % par la région Haute-Normandie et le Conseil Général 76.

Une inauguration officielle est prévue courant décembre 2012.

À Clais c'est une chaudière granulés de 30 kW qui vient d’être mise en service pour chauffer la mairie, un logement et l'école, soit 280 m². La chaudière située dans le sous-sol en lieu et place de l'ancienne chaudière fioul est reliée à un silo maçonné livré par camion souffleur grâce à une gaine donnant sur l'extérieur. Le silo ainsi dimensionné assure presque une autonomie d'une saison de chauffe, soit environ 10 tonnes de granulés.

Cet équipement devrait réduire de façon conséquente les frais d'achat de combustible puisque le cours des granulés est moitié moins cher que celui du fioul domestique. Une inauguration officielle est également prévue, dans les mois à venir.

* Photo : Jacques Vacher, maire de la Crique, devant la nouvelle installation bois-énergie de la commune

haieAprès avoir trop longtemps laissé notre patrimoine bocager se dilapider au profit des grandes plaines agricoles, hélas soumises aux problèmes d’érosion, l’heure est au remembrement de nos haies champêtres historiques.

Pour les particuliers comme pour les collectivités et les agriculteurs, certaines aides existent à l’échelle de la région. Il est intéressant d’en connaître l’existence, avant d’envisager de grands projets de plantation…

Mercredi 14 mars
Journée spéciale au GAEC du Bout du Caule
au Caule-Sainte-Beuve (76), co-organisée par la FD-CUMA et la Chambre d'agriculture de Seine-Maritime.
Une exploitation alimentée au bois déchiqueté pour le chauffage d’un bâtiment d'élevage de porcs et de l'eau sanitaire de la salle de traite. 

Au programme :

ciel et prairiePlacé entre le grenelle de l'environnement au niveau national et les plans climat énergie territoriaux, le SRCAE est en cours de rédaction en Haute-Normandie. Ce schéma n'a pas vocation à définir un plan d'actions concret mais plutôt des orientations et des priorités pour limiter l'émission de gaz à effet de serre tout en préservant la qualité sanitaire de l'air.

La biomasse en général et le bois énergie en particulier y figurent en bonne place. En effet, les potentialités de substitution d'énergie fossile par le bois sont considérables dans la région, notamment dans le secteur industriel. Il est même supérieur au potentiel de biomasse mobilisable. La question débattue est donc de savoir si c'est le potentiel de mobilisation de la ressource en bois ou celui des besoins de chaleur substituables qui doit guider les objectifs de développement. Question complexe dans la mesure où d'autres régions forestières françaises sont en excédent de bois par rapport au potentiel de développement local des consommations. Il convient donc de trouver des synergies entre des filières interrégionales d'approvisionnement pour les plus gros projets et des filières locales pour les petites chaufferies.