litière boisFrédéric Durand, éleveur de vaches allaitantes en Vallée de Seine, a opté, cet hiver pour un paillage au bois déchiqueté. Le jeune agriculteur ne dispose pas de terres en quantité suffisante pour produire sa paille et se retrouve donc contraint chaque année d’en acheter à ses voisins. Aussi, en recherche d’autonomie, il a souhaité valoriser ses ressources en bois bocager, abondantes sur son exploitation constituée essentiellement de prairies pâturées.

Une partie de son troupeau - 36 génisses de 1 an - a été hivernée, fin décembre, sur une aire de 250 m2 recouverte d’une épaisse couche (15 cm) de bois déchiqueté produit au printemps dernier. L’éleveur se réjouit de n’avoir eu à intervenir qu’au bout d’un mois et demi, en rajoutant 2 balles-rondes de paille pour faire tampon. Il prévoit, par la suite, d’ajouter une petite épaisseur (8 cm) de bois déchiqueté toutes les 3 semaines.

Notre éleveur est pleinement satisfait de l’expérience qui semble apporter confort et propreté aux vaches, tout en réduisant considérablement son temps de travail. Le fumier ainsi produit constitue par ailleurs un excellent engrais structurant à restituer au sol.

Une expérience convaincante à pérenniser !

Chantier de déchiquetageLes Défis Ruraux proposent à tous les agriculteurs une formation sur les moyens de valoriser le bois de haie sur son exploitation : déchiqueter son bois, installer une chaudière au bois déchiqueté, vendre son bois déchiqueté...

Cette formation d'un jour 1/2 débutera mardi 6 mars et proposera des temps d'apports théoriques et des visites de terrain.

Téléchargez le programme de formation ici.

 

 

Compte-rendu de la journée de visite du 4 Novembre 2011.

Visite de chaudières collectivesLe 4 novembre 2011, 34 élus et techniciens représentant 14 collectivités ont assisté à tout ou partie d'une série de 4 visites de chaufferie bois en Seine-Maritime. Cette journée avait pour but l'information sur les atouts et les contraintes du chauffage au bois des bâtiments publics de petites collectivités.
Le circuit partait de la maison des forêts à Saint-Etienne-du-Rouvray puis passait par la mairie de Notre-Dame-de-Bondeville avant de découvrir la toute première chaufferie bois déchiqueté collective du département à l'école de Jumièges (installation en 1991). Enfin M. Ropers, maire de Vatteville-la-Rue, a présenté la démarche originale de sa commune forestière qui valorise le bois bûche pour chauffer le groupe scolaire municipal.

Les Défis Ruraux ont mené une double enquête auprès des installateurs chauffagistes labellisés Qualibois et des utilisateurs de chaudière automatique afin de :

  1. établir un suivi le plus exhaustif possible de ces équipements à usage domestique et agricole (les chaudières collectives sont suivies par Biomasse Normandie)
  2. établir des références à partir des retours qualité sur les différentes marques et types d'équipements

59 chaudières Biomasse automatiques, agricoles et domestiques, ont ainsi été recensées dans le département. (Visualisez la carte ici)