formation boisEn novembre 2013, les Défis Ruraux proposaient une formation destinée aux agriculteurs sur la valorisation du patrimoine bocager pour le chauffage de leur exploitation. 9 stagiaires y ont participé : 6 agriculteurs, 2 particuliers et 1 animatrice de la charte forestière du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande. Cette formation offrait aux agriculteurs la possibilité de découvrir toutes les étapes, de la haie à la chaudière.

 


La CUMA Haie'nergie et territoire a réalisé une démonstration de broyage grâce à la déchiqueteuse de la CUMA Innov 61. Bastien Langlois de la Chambre d'agriculture a, quant à lui, exposé les bases d'un plan de gestion bocager ainsi que la productivité des différents types de haies. Enfin, nous avons présenté une étude technico-économique détaillée des chaufferies bois du GAEC Malo et de la ferme voisine de Aldric Vandermeersch, en présence des chauffagistes ayant réalisé les travaux.
Les deux projets, très différents, ont permis de montrer deux types d'approche en termes de silo (trémie ou plain pied), de dimensions (réseau de 200 kW ou chaudière dédiée de 50 kW) et d'automatisation (chaudière à décendrage et nettoyage automatique ou chaudière très simple à nettoyage manuel).

 
formation boisLa plupart des participants sont repartis convaincu et devraient mettre en œuvre à moyen terme ce type d'équipement sur leur ferme et leurs gîtes.  A suivre ! 

 

 

Les projets de chaufferies au bois des collectivités accompagnées par les Défis Ruraux depuis 2010 commencent à voir le jour. Ainsi à la fin de l'année 2013, ce sont trois chaufferies collectives qui sont entrées en fonctionnement. Deux d'entre elles, Critot et Bois Himont, ont la particularité d'être installées dans des conteneurs préfabriqués. Ce système est une première dans les collectivités de Haute-Normandie. Il présente l'avantage d'être installé très rapidement et d'être mobile si l'emplacement où se trouve le conteneur est requis pour un autre usage. Cela permet aussi dans certaines circonstances d'éviter la démarche administrative du permis de construire.

chantier de déchiquetageDémonstration de déchiquetage de bois bocager organisée par Eden et la Cuma Haies’nergie et Territoires, à l’occasion de la session d’automne de déchiquetage.

Cette session se propose d’illustrer concrètement les interactions entre acteurs locaux : bassins versants, agriculteurs, particuliers, collectivités … en se retrouvant autour de la ressource locale et sa transformation en énergie renouvelable.

porcs3 éleveurs de porcs en Seine-Maritime ont récemment franchi le pas du chauffage biomasse de leurs bâtiments d'élevage. Un cap délicat à passer du fait de l'investissement important que requiert ce type d'équipement. Les 3 élevages sont de dimension similaire pour la partie chauffée par la chaudière biomasse, à savoir le post-sevrage et l'engraissement. De plus, dans les 3 cas, la chaudière biomasse vient remplacer un système de chauffage électrique et impose donc l'achat d'un réseau d'émetteur à eau chaude.

Une Étude d’opportunité sur la création d’une plate-forme d’approvisionnement local en bois énergie à l’échelle du territoire Caux vallée de Seine (CVS) a été confiée en 2012 au bureau d'étude IDEE. Les conclusions rendues en mars valident l'existence d'une ressource encore non valorisée essentiellement en bois forestier et en bois bocager. Les ressources issues des déchetteries et de l'entretien des espace verts, bordure de seine et de voies ferrées par les associations d'insertion sont également intégrées dans le plan d'approvisionnement. Mais, bien que disponibles rapidement, elles représentent un volume plus limité. Le tonnage envisagé lors de la mise en place est de 600 tonnes / an. Il devrait augmenter au cours des années.étude CVS

Si les infrastructures et la mobilisation des acteurs se passe bien, le volume mobilisable à terme est d'environ 2000 tonnes sur la CVS et communautés de communes adjacentes. Dans tous les cas, la plate-forme requiert des financements publics sur le poste de gestion/communication  et sur les investissements.
Les volumes de bois considérés permettent d'envisager la fourniture d'un réseau de chaufferies de petite puissance ou de contribuer marginalement à l'approvisionnement d'un gros réseau de chaleur.
Cette étude est intéressante car elle présente, au-delà des idées reçues, la réalité des ressources disponibles et mobilisables à l'échelle d'un territoire.
Les élus de la CVS ont voté la poursuite de la démarche avec le passage à une seconde phase opérationnelle qui comprendra la constitution d'un collectif d'animation, la rédaction d'une fiche de poste pour un recrutement et le montage d'un budget prévisionnel.

Contact : Denis Hernandez

* Communauté de communes Caux Vallée de Seine

Retour sur la journée d'information "Agroforesterie" du 11 mars.

 

L'agroforesterie est un mode d'utilisation du sol qui introduit des arbres dans les systèmes de culture et qui permet la production d'arbres et de culture ou de bétail sur la parcelle. En agroforesterie, les arbres font partie intégrante du système de production.

En premier lieu, il faut être très clair sur les objectifs que l'on se fixe, et cela à long terme car l'agroforesterie engage sur une période de 60 ans pour la vente en bois d'oeuvre, vente qui permet d'atteindre une véritable rentabilité de la démarche.

 

L'agroforesterie

crédit photo Agroof

Augmentez la production globale de vos parcelles !

Les Défis Ruraux proposent, le lundi 11 mars, à Allouville-Bellefosse, une réunion d'information sur les intérêts de l'agroforesterie.

 

AU PROGRAMME

  • Définitions de l'agroforesterie
  • Décryptage de l'association arbre / culture
  • Résultats économiques, agronomiques, environnementaux et territoriaux.
  • Clés de la réussite
  • Exemple

Intervenant : Yann Pivain, chargé de missions agroforesterie du réseau des chambres

 

Téléchargez le programme de cette demi-journée ici