chaufferie mobile

Trois visites de chaufferies collectives au bois sont proposées, en Seine-Maritime, dans les semaines à venir.

1- Dans le cadre de la Semaine de l'énergie des collectivités, du 22 au 26 septembre :

  • Lundi 22 septembre / 14h à 16h30 au Havre, Forêt de Montgeon
    Contrats de chauffage : comment trouver la meilleure performance au moindre coût ?
    Des experts vous feront part de leur expérience pour que vos contrats soient adaptés à la taille et l’usage de vos installations. Dans quels cas pratiques choisir l’énergie bois ?
    Visite d’une chaufferie bois déchiqueté 130 kW en conteneur alimentant 5 bâtiments (1700 m2) et échanges techniques, suivis d’un rafraîchissement.
    Organisée par le CEP de la CODAH et Caux Estuaire

    INSCRIPTION : 02 35 22 25 20,  
  • Mardi 23-septembre / 14h30 à 16h30 à la Trinité du Mont
    Visite d’une chaufferie bois granulé 110 kW et de bâtiments communaux rénovés + Conférence sur la domotique
    Organisée par le CEP de la communauté de communes Caux vallée de Seine

    INSCRIPTION : Bérengère ADAM / 02 32 84 41 40,   (l’adresse précise du lieu de l’évènement vous sera communiquée au moment de l’inscription)

2- Porte ouverte à la chaufferie de Neufchâtel-en-Bray, mercredi 8 octobre après-midi. L'inauguration officielle aura lieu le lendemain (9 octobre).
Pour plus d'information : Mairie de Neufchâtel-en-Bray (02 32 97 53 00)

conteneurHistorique
La Ville du Havre a engagé depuis quelques années un politique volontariste pour la maîtrise des consommations d'énergie et le développement des énergies renouvelables.
Ainsi, après un pré-diagnostic énergétique réalisé en 2006 par le bureau d'étude Alteria sur le centre aéré de la forêt de Montgeon, la ville a programmé le remplacement de tous les châssis de fenêtre ainsi que le remplacement des éclairages et le passage au chauffage au bois.  La ville du Havre poursuit le développement du chauffage au bois en gardant un rythme de construction de 1 chaufferie collective par an sur la commune.

Une chaufferie mobile au bois déchiqueté livrée par camion souffleur
5 bâtiments (administration, restauration, 3 salles d'activité) d'une surface totale de 1 700 m² sont raccordées entre eux par un réseau de distribution enterré en acier de 240 mètres de long. Le réseau fournit également l'eau chaude sanitaire pour les besoins du restaurant et des vestiaires du stade.  La chaufferie bois de 130 kW en conteneur préfabriqué est raccordée à l'ancienne chaufferie fioul de 190 kW qui assure l'appoint. L'approvisionnement nécessite 16 livraisons par an, par un camion souffleur de 30 m3.
Cette chaufferie mobile permet une économie sur l'investissement de l'ordre de 20 % sur la partie production de chaleur (Hors réseaux et sous-station) par rapport à une chaufferie bois maçonnée avec silo enterré. Cependant, la livraison par camion souffleur induit un surcoût sur le combustible de l'ordre de 15 % par rapport à une livraison par benne basculante classique.
En synthèse, la chaufferie mobile apporte de nombreux avantages par rapport à une chaufferie bois  maçonnée. Elle est relativement bon marché, compacte, évolutive, mobile et rapide à installer. Du fait de son caractère mobile, le montage financier se trouve simplifié.  Le seul véritable inconvénient se trouve donc dans l'obligation d'une livraison par camion souffleur qui génère un léger surcoût sur le poste combustible. De plus, cette solution reste cantonnée aux « petites » puissances.

Descriptif technique

  • Besoins thermiques : 380 MWh utiles / an
  • Taux de couverture bois : 90 %
  • Équipement bois : Chaudière KWB 130 kW. Appoint : fioul 190 kW
  • Stockage : Silo de plain pied de 35 m3 utiles
  • Alimentation : pâles rotatives + vis sans fin
  • Combustible : plaquette écorcée et calibrée
  • Consommation prévisionnelle : 123 tonnes / an de bois à 25 % d'humidité. (490 m3 )
  • Date de mise en service : Décembre 2013

Données économiques

  • Investissement :
  • Coût total : 243 165 € HT (dont 26715 € HT de maîtrise d’œuvre)
  • Financement : 121 582 € (44 %)
  • Ademe : 43 234 € (10,8 %)
  • FEDER : 78 348 € (33,2 %)
  • Coût d'exploitation :
  • Prix moyen prévisionnel de l'énergie : 114 € TTC / MWh utile (en intégrant 40 % de subvention sur l'investissement) contre 120 € TTC / MWh utile pour la référence « fioul + propane ».

Partenaires

  • Maître d'ouvrage : Ville du Havre
  • Maître d’œuvre : CEDEN
  • Maître d’œuvre : La CRAM
  • Exploitant de chaufferie : La CRAM
  • Fournisseur matériel : Conteneur TIGR et chaudière KWB 130 kW
  • Fournisseur combustible : Biocombustible

Impacts

  • Économie d'énergie fossile : 40 tep
  • CO2 évité : 126 tonnes équivalent CO2 / an

La deuxième assemblée générale de la CUMA Haie'nergie et territoire s'est tenue le 27 mars 2014 à Bois Guillaume.

Une vingtaine de personnes étaient présentes pour discuter de l'activité de l'année 2013 et planifier l'investissement dans une déchiqueteuse à grappin pour un montant de plus de 200 000 €. La progression rapide de l'activité de la CUMA est un signe encourageant quant à la pertinence de cet investissement. En effet depuis sa création fin 2012, la CUMA est passée de 13 membres fondateurs à une trentaine d'adhérents aujourd'hui. De même, le nombre d'heures de déchiquetage réalisées par la machine prêtée par la CUMA Innov 61 est passé de 60 heures en 2010 à 210 heures prévues 2014. Le point d'équilibre permettant de rentabiliser l'investissement est évalué à 325 heures par an. Il devrait être atteint en 2015.

Les échanges ont porté sur le choix du matériel, suite au voyage d'étude réalisé par le bureau de la CUMA auprès d'autres CUMA l'an dernier.

Une partie des discussions ont ensuite concerné la logistique. Faut-il ou non faire un partenariat avec une autre CUMA qui mettrait à disposition tracteur et personnel manœuvrant la déchiqueteuse ? La production de bois a l'avantage de se dérouler en hiver, période complémentaire avec les travaux agricoles. Il faut également penser à l'autonomie de déplacement du chauffeur qui devrait avoir une voiture associée à la déchiqueteuse afin de pouvoir rentrer chez lui en laissant la déchiqueteuse sur les lieux de chantier.

Enfin, le montage financier à été proposé. Il devrait permettre de maintenir le prix de 250 € / heure payé actuellement à la CUMA de l'Orne. Tous les financeurs n'ont pas encore confirmé leur niveau d'intervention, mais ils devraient y avoir un financement public à hauteur de 60 % par la Région, le CG 76 , l'ADEME et le SMAD du Pays de Bray. La banque BRED, présente lors de l'AG, interviendra dans le plan de financement. Elle a confirmé le sérieux du dossier qui leur a été proposé.

Après Frédéric Durand, un deuxième éleveur de bovin allaitant, Thierry Dufour, à Reuville, propose son retour d'expérience sur le paillage au bois déchiqueté. Sa stabulation abrite 75 UGB de début novembre à début avril.
tas de boisAyant eu la possibilité de récupérer du bois tombé suite à la tempête, il a produit environ 110 m3 (30 tonnes sèches) de plaquettes en juin 2013 avec la CUMA Haien'ergie et territoire. L'opération a duré 3h30 pour un coût de 900 € soit 27 € par tonne en coût de revient à comparer au 60 € par tonne de paille en prix de marché. Ces 110 m3 de bois représentent l'équivalent de 30 tonnes de paille. Il a d'abord utilisé ce bois sur une couche de 20 cm dans la travée des veaux complétée chaque semaine par une couche de 5 cm pour maintenir la litière propre.
L'éleveur s'est aperçu de l'amélioration de la qualité sanitaire de la litière et du fait que les veaux se couchaient spontanément sur la litière bois.
Ce test concluant l'a amené à étendre le paillage bois à l'ensemble du bâtiment sous forme d'une couche de base de 15 à 20 cm, recouverte de paille tous les jours. Il n'a pas pu utiliser uniquement du bois car il n'avait pas de stock suffisant. En théorie, pour remplacer la paille par le bois il faut substituer la paille par le même tonnage de bois. Une tonne de bois sec (4 m3 à 25 % d'humidité) absorbe autant qu'une tonne de paille, soit environ 1 200 L de liquide. Toutefois, le bois utilisé en base de paillage ne se tasse pas comme les brins de paille ce qui assure un meilleur drainage des jus et facilite le curage.
litière boisL'objectif de monsieur Dufour n'est pas de remplacer complètement la paille par le bois mais d'être autonome en paille. Or, il lui manque 40 tonnes de paille qu'il récupère chaque année dans le cadre d'un échange paille-fumier. Grâce au bois cette année, il n'a pas eu besoin de faire l'échange. Le paillage bois a donc permis à monsieur Dufour d'économiser 40 tonnes de paille cet l'hiver.
Par ailleurs, l'éleveur signale que le bois ne chauffe pas comme la paille dans la litière. Cela peut être un handicap pour le confort des animaux mais dans son cas, cela améliore plutôt la qualité sanitaire du bâtiment car iln'y a pas de vapeur d'eau qui remonte du sol. Cela a permis à l'éleveur de faire des économies sur le produit qu'il utilisait jusque-là pour améliorer l'absorption de la litière.
Enfin un point d'attention est à souligner : si le bois est utilisé auprès d'animaux qui sont habitués à la paille, ils grattent et secouent le bois et s'énervent. En particulier les taurillons. Il vaudrait donc mieux habituer les veaux au bois dès le début.
En conclusion, le bois est une solution économiquement et techniquement adaptée. C'est à étudier très sérieusement pour qui manque de paille et/ou possède des linéaires d'arbre à entretenir.

haieIl n'existe plus de dispositifs agricoles d'aides à envergure régionale pour inciter à la plantation et l'entretien de haies. Toutefois, certaines aides peuvent être sollicitées selon les territoires :

Le parc naturel régional des Boucles de la Seine normande a entamé, fin 2013, la réalisation d'une charte forestière et bocagère visant à dynamiser la filière bois sur le territoire du parc. Une étape initiale de diagnostic a été réalisée par le bureau d'étude MTDA. Ce dernier a, entre autre, étudié les enjeux spécifiques au bocage sur le territoire de la vallée de la Seine.

démonstration bois

A l'occasion du lancement du réseau de chaleur de Neufchâtel-en-Bray, l'association EDEN et la Cuma Haies'nergie & Territoires organisaient une démonstration de déchiquetage, sur les bords de la Béthune, le 27 novembre dernier, afin de sensibiliser l'ensemble des acteurs de la filière.