Formation haiesLa nouvelle chaufferie bois de Longueville-sur-Scie a accueilli les 17 et 18 novembre une formation sur la maintenance des chaufferies bois à destination des personnels communaux qui ont la charge de conduire ces équipements. 7 agents communaux de Seine-Maritime mais aussi de l'Orne ont assisté à cette formation ainsi que 3 animateurs bois énergie. L'intervenant du CRER (Centre Régional des Énergies Renouvelables) Poitou-Charentes a apporté sa maîtrise technique du sujet et des outils de suivi qui ont été appréciés par tous les participants.
Le rôle de l'agent communal est essentiel pour le bon fonctionnement d'une chaufferie bois déchiqueté de faible puissance. En effet, il est difficilement rentable d'engager un contrat d'exploitation complet dans cette gamme de puissance et la collectivité doit donc compter sur son personnel : il doit être en mesure d'assurer la maintenance courante et de solliciter le chauffagiste en cas de panne et pour une visite d'entretien annuel.
Pour obtenir un fonctionnement satisfaisant, la mise en œuvre d'une chaufferie bois obéit à des règles différentes des habitudes pratiquées par les acteurs du bâtiment. Il faut, en particulier, une concertation élargie dès le début du projet.


Dès la conception, le maître d’œuvre - architecte - doit être en relation avec le fournisseur de bois pour adapter le type de chaudière au combustible et l'accès du silo au type de camion de livraison. Le chauffagiste qui assurera la maintenance annuelle ainsi que le personnel de la commune qui assurera la maintenance courante doivent être formés et associés très tôt au projet pour se sentir impliqués et se former aux spécificités de l'installation. Enfin, le dialogue doit être maintenu au cours du temps entre tous ces acteurs autour de la collectivité afin de résoudre rapidement par le dialogue les éventuels problèmes qui peuvent survenir :

  • Un surdimensionnement de la chaudière bois qui provoque la formation de goudron et de condensat dans la chaudière.
  • Un équilibrage du réseau hydraulique non réalisé ou mal finalisé lors de la réception des travaux
  • Une production de mâchefer ou de bois imbrûlé dans les cendres qui demande d'intervenir sur les réglages d'air primaire et secondaire ainsi que sur la vitesse d'amenée du bois.
  • La livraison d'un combustible ayant un taux d'humidité ou une granulométrie hors cahier des charges

Une formation sans doute à reconduire pour un public plus large, tant les problèmes de gestions des réseaux de chauffage bois sont spécifiques et encore méconnus de beaucoup de professionnels du chauffage.