Les Défis Ruraux en partenariat avec l'agglomération de Dieppe-Maritime et le Conseil Départemental de Seine-Maritime proposaient, le 4 novembre, un après-midi de visites et de rencontres sur le sujet du chauffage collectif au bois.

Cette rencontre a attiré une quinzaine de personnes. Principalement des élus des communes de Grèges, Ancourt, Varengeville et Bouville en réflexion sur des projets similaires.
La première visite avait lieu à la nouvelle école de Longueville-sur-Scie au sein de laquelle une chaudière à bois déchiqueté de 100 Kw a été installée en sous-sol associée à un silo enterré et carrossable de 50 m³. Cette chaudière qui vient d'être mise en service chauffera à terme 5 bâtiments pour une surface de près de 3000 m². Ce projet en plus de la rénovation thermique des bâtiments anciens permettra à la commune de faire d'importantes économies dans ses charges de fonctionnement. Ce projet a été rendu possible grâce, entre autres, à un niveau de subventions de la part des pouvoirs publics (Région, Département et État). Philippe Dilard, agriculteur à Cressy, assurera l'approvisionnement des 70 tonnes annuelles de bois bocager issues de l'élagage des haies du territoire. L'attention a été portée sur l'importance de la programmation et du suivi des travaux par le conseiller en énergie partagé.

Notons que la nouvelle chaufferie bois de Longueville-sur-Scie a accueilli les 17 et 18 novembre une formation sur la maintenance des chaufferies bois à destination des personnels communaux qui ont la charge de la conduite de ces équipements. Sept agents communaux y ont participé, pour l'entretien de chaudières en fonctionnement ou à venir dans le département. L'intervenant du CRER (Centre Régional des Energies Renouvelables) Poitou-Charentes est reconnu pour sa maîtrise technique du sujet et a donné entière satisfaction aux participants.
Nous avons pu ensuite aborder les avantages et les contraintes des chaudières aux granulés de bois sur les écoles de Sainte-Marguerite-sur-mer pour lesquelles la commune dispose d'un retour d'expérience de plus de 7 saisons de chauffage. La mairie a pu constater la stabilité des prix du combustible et la simplicité de la maintenance des chaudières. Les conclusions de cette présentation sont un coût d'investissement très raisonnable de 24 000 € pour chauffer 500 m² et un coût du granulés très stable dans le temps bien que plus élevé que celui du bois déchiqueté. Le faible niveau de l'investissement tient en partie au fait qu'il n'y a pas de réseau entre plusieurs bâtiments et que la commune a pu réutiliser un local existant pour implanter la chaufferie.